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Ensemble, dénonçons la violence conjugale
par Guylaine Hudon le 2022-11-02

Suite à la confirmation du féminicide survenu à Saint-Bernard de Beauce, les quatre maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants et les 3 organismes qui viennent en aide aux hommes aux prises avec des problèmes de comportements violents dans un contexte de violence conjugale de Chaudière-Appalaches unissent leur voix pour dénoncer haut et fort la violence conjugale et pour encourager la population à faire appel à leurs services respectifs en cas de doute.

Depuis huit semaines, ce sont six féminicides, deux infanticides et un suicide qui se sont produits dans un contexte de violence conjugale au Québec, portant le nombre total jusqu’à maintenant, pour 2022, à 16 décès. Au-delà de ces chiffres, chacune de ces femmes représente des centaines d’autres prises dans un contexte similaire qui continuent de subir la violence de leur conjoint.

Dans chacune de ces situations, alors qu’il y avait présence de signes précurseurs, ces derniers ne semblent pas avoir été identifiés. C’est pour cette raison qu’il est primordial que les intervenant.e.s de première ligne en santé et services sociaux, notamment les médecins, infirmier.e.s, intervenant.e.s de la DPJ, et les acteurs sociojudiciaires tels que les policier.e.s, avocat.e.s, juges, intervenant.e.s des services de probation et des libérations conditionnelles soient formés au dépistage pour qu’ils évaluent adéquatement le niveau de danger et qu’ils détectent mieux les signaux d’alarme. Ainsi, on s’assure de tisser un filet de sécurité plus serré autour des victimes afin de les protéger.

Bien que plusieurs initiatives aient été déployées depuis trois ans, notamment avec l’implantation progressive des tribunaux spécialisés, des bracelets anti-rapprochements et des cellules d’intervention rapide et que des budgets aient été consentis aux organismes œuvrant en violence conjugale pour consolider et élargir l’éventail de leurs services, ce n’est pas suffisant. Ces projets de société doivent maintenant s’imbriquer dans un tout cohérent.

Les organismes communautaires en violence conjugale font tout en leur pouvoir pour informer et sensibiliser la population à reconnaître cette problématique complexe qu’est la violence conjugale. Ils ne peuvent toutefois pas agir seuls. En tant qu’employeurs, collègues, amis, famille, proches ou professionnels, nous avons un devoir de société à prendre position contre ces violences et être à l’écoute. Il est nécessaire de poser les vraies questions.

La demande d’aide ne doit pas reposer uniquement sur les épaules des femmes; il est essentiel que les hommes aillent chercher le soutien nécessaire afin de prendre conscience de leurs comportements inacceptables et de les modifier. Les organismes qui viennent en aide aux hommes aux prises avec des problèmes de comportements violents dans un contexte de violence conjugale sont habilités à les accompagner en ce sens.

Ensemble, on peut faire mieux, on peut faire plus, on peut faire la différence! #cestassez #Pasunedeplus

Vous pouvez rejoindre l’un des centres suivants :

Beauce-Etchemin :

Havrel’Éclaircie à Saint-Georges, 418 227-1025 

CentreEx-Equo à St-Georges et à Sainte-Marie, 1 877613-1900

 

Appalaches :

LaGîtée à Thetford Mines, 418 335-5551 

CentreAlter Agir à Thetford Mines, 418 335-9717 

 

Montmagny L’Islet :

Le Havre des Femmes à L’Islet, 418247-7622 

CentreYvon Mercier à L’Islet, 418 247-7600 

 

Littoral :

La Jonction pour Elle à Lévis, 418833-8002 

CentreEx-Equo à Charny, 1 877 613-1900 




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