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Connaître et reconnaître les Handicaps Neurologiques Invisibles (HNI)
par Guylaine Hudon le 2022-09-13

Partie 5 : La RENTRÉE SCOLAIRE

Bien que quelques jours soient passés, la rentrée scolaire n’est pas terminée. Dans les HNI, on appelle les deux-trois premières semaines d’adaptation « la lune de miel ». C’est le moment où l’enfant est en mode analyse et observation, sa neurologie est constamment en adaptation et le cerveau est donc très occupé. Les obsessions, les tics ou les désorganisations, sont alors peu présents et parfois même inexistants. De plus étant donné que les cours commencent par des révisions,  les troubles d’apprentissage  ne sont pas mis à l’épreuve.

Donc, après deux-trois semaines du début de la rentrée scolaire, on observe chez les élèves avec une neurodivergence, des comportements dérangeants qui mettent l’enfant dans une situation désagréable car, par manque de connaissance, il est puni et jugé pas le personnel de l’école tant au primaire qu’au secondaire. Connaissez-vous l’écholalie, l’échopraxie, les mouvements répétitifs d’autorégulations, les tics et les obsessions? Bien qu’invisible, un HNI  ne passe pas inaperçu. Il faut se poser les bonnes questions et faire des observations objectives. Dans le milieu scolaire au lieu de voir ces particularités neurologiques différentes, l’élève passe pour un enfant roi, mal éduqué, dérangeant, qui mène le trouble, qui ne veut pas, qui cherche l’attention, qui n’essaie pas, qui n’écoute pas, passe pour un enfant négligé ou maltraité. Les symptômes et les apparences sont similaires mais ne proviennent pas de la même source. Donc, les interventions et l’accompagnement de ces jeunes doivent ce faire différemment. Faire des crises démesurées, avoir des réactions démesurées, faire du mutisme, comprendre au premier niveau, toucher le matériel des autres élèves, poser des questions sans lever la main, se le-ver, sautiller, avoir un matériel trop bien placé comparativement aux autres élèves, sortir de la classe sans le demander, cligner les interrupteurs, se balancer sur sa chaise ou debout, se cogner la tête sur le mur, sur le sol, frapper frénétiquement dans les mains, répéter les mots des autres personnes, répéter des phrases, des mots ou des thèmes musicaux, toucher les gens, faire des câlins statiques comme un robot, s’enfuir, fuguer, grimper, faire des sons, avoir un lien d’attachement exagéré ou inégal, ne pas comprendre les opi-nions ou préférences des autres, donc s’opposer, avoir une  hyper - hypo sensibilité, ne pas vouloir écrire par peur d’être puni pour les fautes d’orthographe, etc. Tous ces symptômes sont propres à un handicap neurologique invisible que l’on doit prendre en considération pour intervenir adéquatement pour ne pas nuire à la santé, à la sécurité et au développement de l’enfant. Il peut s’agir d’un HNI comme le TSA, la Tourette, l’Xfragile, Trouble DYS (dyslexie, dysorthographie, dysphasie, dysgraphie, dyscalculie, etc.) En voyant ces comportements différents (appelés trouble de comportement) les gens pensent que les parents ne s’en occupent pas et ne sont pas présent pour eux. Regardez au-delà de ce que les yeux peuvent voir!

Voir sans jugement, chercher à comprendre et à connaître pour mieux intervenir!

Dany Fortin




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