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Le vol des oies sauvages
par Guylaine Hudon le 2020-11-03

À l’automne, quand vous verrez des voiliers d’oies sauvages, elles seront en formation de V. Vous serez peut-être intéressés de savoir ce que la science a découvert sur les raisons de cette façon de se positionner pour voler.

Chaque battement d’aile entraîne un courant d’air ascendant pour l’oiseau directement placé derrière. En volant en V, tout le voilier ajoute une force supplémentaire au groupe. (Les gens qui partagent une direction commune atteignent leurs buts plus rapidement et plus facilement parce qu’ils avancent en confiance les uns dans les autres).

Lorsqu’une oie s’éloigne de la formation, elle ressent soudainement la résistance et la difficulté à voler toute seule; elle revient alors très vite en formation pour bénéficier des avantages du courant d’air. (Si nous avions autant de bon sens, nous reste-rions auprès de ceux qui nous ressemblent et qui vont dans la même direction).

Quand l’oie de tête se fatigue, elle fait la rotation avec une autre qui prend sa place. (Dans une situation difficile, nous devrions être capables, nous aussi, de donner la direction à quelqu’un d’autre).

Les oies de derrière crient pour encourager celles qui sont à l’avant, afin qu’elles gardent leur vitesse. (Nous aussi devons nous encourager mutuellement quand les difficultés nous semblent insupportables).


Finalement, quand une oie est blessée ou malade et doit se poser, deux oies l’accompagnent toujours pour l’aider et la protéger. Elles restent ensemble jusqu’à ce que celle-ci puisse voler à nouveau ou bien qu’elle soit morte. Ensuite, elles repartent ensemble, rattrapent le voilier ou bien en rejoignent un autre. (Si nous avions autant de bon sens que les oies, nous serions solidaires les uns des autres. L’accompagnement des coéquipiers est primordial et essentiel).

De nos jours, il est plus courant de s’identifier à un aigle : seul, autonome et fort.

Les oies nous enseignent qu’on gagne à miser sur la force du travail en équipe plutôt que de faire cavalier seul. En ce sens, lorsqu’on est confronté à certains défis ou difficultés, l’apport de l’équipe prend tout son sens.

Source : Centre d’action bénévole




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