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Le risque climatique à L’Islet
par Guylaine Hudon le 2019-11-01

Le Québec à l’heure de l’urgence climatique

La situation climatique inquiète de plus en plus nos élus, et avec raison.

Le 25 septembre dernier, l’Assemblée nationale du Québec adoptait unanimement une motion déclarant l’urgence climatique, motion qui demandait « au gouvernement du Québec d’harmoniser l’ensemble de ses choix politiques avec cette situation de crise, en prenant tous les moyens nécessaires afin de réduire rapidement et drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. »

Dans la dernière année, 395 municipalités (représentant 6 483 180 personnes) ont adopté des résolutions reconnaissant l’urgence climatique.

Ici même, la municipalité de L’Islet a commandé à une firme de consultants, le Groupe Conseil Carbone, une analyse des vulnérabilités et des risques encourus dans la perspective de l’évolution du changement climatique. Le rapport publié en août 2018 a été une première étape vers l’adoption en juin 2019 d’un Plan d’adaptation aux changements climatiques.

Climat : quels risques pour notre région?

Le Groupe Conseil Carbone a recueilli toutes les données disponibles et a évalué les éléments qui auront le plus d’impacts localement en lien avec le réchauffement planétaire. Les vulnérabilités ont été évaluées selon les trois piliers du développement durable : les aspects sociaux, économiques et environnementaux. Voici trois exemples :

  • Pour le volet social : l’étude révèle que l’augmentation appréhendée des températures, de la force des tempêtes et de la fréquence d’épisodes de verglas mènerait à une augmentation du nombre de jours pouvant provoquer de l’inconfort et des blessures chez les travailleurs extérieurs.

  • Pour le volet économique : le plus grand risque est associé à la diminution du rendement des cultures en lien avec des températures plus élevées. Cet impact sur le milieu agricole s’explique par l’allongement des périodes de sécheresse, l’augmentation du nombre d’épisode de grêle et de la présence de ravageurs.

  • Pour l’aspect environnemental : l’étude prévoit une accélération de l’érosion des rives, explicable par l’augmentation des épisodes de pluie intense et de la fréquence des tempêtes.

    Cette analyse est un outil précieux permettant à la municipalité d’accorder plus d’attention là où des actions préventives peuvent réduire les risques. En adoptant le Plan d’adaptation aux changements climatiques en 2019, la municipalité a priorisé les mesures qui auront un impact positif et tangible sur notre population, notre économie et le milieu naturel.

    Au cours des prochains mois, nous vous informerons sur les mesures qui seront mises de l’avant afin que tous puissent être partie prenante de cet effort collectif en vue d’augmenter la résilience de notre communauté - permettant de mieux encaisser les chocs et les stress chroniques auxquels nous n’échapperons pas, malheureusement.

    Alexandre Potvin

    Comité consultatif en environnement de la municipalité de L’Islet


Onde de tempête à L’Islet-sur-Mer (2013). Photo fournie par la municipalité de L’Islet.







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