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Théâtre de qualité à L'Islet
par Guylaine Hudon le 2018-02-22

Un Conte de Noël de Charles Dickens présenté par Arts et Culture L'Islet

 

Débutons notre critique pardeux citations lues dans Wikipédia. Dickens a écrit dans la préface del'édition originale :

« Je me suis efforcédans ce petit livre fantomatique, de soulever un fantôme d'idée qui ne mettrapas les lecteurs de mauvaise humeur, ni envers eux-mêmes, ni leurs proches, nile temps de l'année, ni moi-même. Qu'elle hante plaisamment leur foyer et quepersonne ne songe à s'en débarrasser. Leur loyal serviteur et ami, C. D., décembre 1843. »

Cette posture narrative,alignant le scepticisme supposédu lecteur sur le rationalisme duprotagoniste, fait que l'histoire doit basculer, comme l'écrit Harry Stone, « de la tête vers lecœur ».

Une distribution de dix-huitcomédiennes et comédiens sous la direction de Robert Gamache à la mise en scèneont donné quatre représentations d'Un conte de Noël de

Charles Dickens. L'histoireest fort simple, c'est comme si notre illustre Séraphin Poudrier connu pour sonavarice exécrable devenait du jour au lendemain généreux et compatissant enversson prochain. Un conte de Noël présente un personnage central, Mr.Scrooge incarné par Alain St-Pierre, un personnage froid, avare etdédaigneux. Tour à tour, trois fantômes apparaîtront pour chambouler sonéthique et son sens commun. 

Du théâtre amateur à L'Islet!On ne peut que s'en réjouir. Même avec des moyens modestes, la troupe a purendre cette adaptation tout à fait convenable et captivante puisque 350spectateurs ont comblé les quatre représentations. Le seul bémol :l'acoustique de la salle des Chevaliers de Colomb toujours aussi déplorable. Àcela s'ajoute une lacune commune à toute la troupe : la faiblessetechnique des voix. Au théâtre, les comédiennes et comédiens doivent portée lavoix vers le public. Pour une prochaine fois, quelques techniques derespiration et d'accentuation de la portée de voix auraient un effet bénéfiquedans l'auditoire peu importe la salle de représentation.

Enfin, la mise en commun detemps pour cette passion théâtrale pourrait-elle bénéficier d'aide financièrede notre politique culturelle municipale afin de permettre d'exporter la troupepour deux représentations, l'une à Saint-Jean-Port-Joli et l'autre àSaint-Pamphile? Quelques centaines de dollars pour le transport et larestauration de la troupe prouveraient sans nul doute que le soutien à laculture locale est un fait et non un vœux.

 

Comme il est de tradition authéâtre : je dis merde et bravo!

 

Guy Laprise




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