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Les différents visages de la pauvreté; la réalité des jeunes prestataires
par Guylaine Hudon le 2017-03-25

Toutd’abord, il est important de mentionner que le but de cet article n’est pas defaire de la généralisation, mais tout simplement de présenter un portrait de laréalité d’un nombre considérable de jeunes prestataires de l’aide de dernier recours ou tout simplement des autres mesures de la société.

 

Nousentendons souvent des commentaires comme : « ils profitent dusystème », « ils ne veulent pas s’aider », etc. Malheureusement,le peu de jeunes à qui s’adressent ces commentaires, ternissent l’opinion quela société a en général des jeunes prestataires. Toutefois, si nous prenons letemps d’analyser leur situation respective, nous pouvons comprendre que leurssituations ne sont pas seulement causées par des facteurs dont ils ont lecontrôle. Par exemple, nombre d’entre eux sont nés dans des milieux défavorisés.Les possibilités de participer à des activités sociales et/ou sportives qui lesintéressent sont alors beaucoup plus restreintes. Ainsi, le développement del’estime de soi, d’une bonne santé mentale, etc. est plus difficile. Encore unefois, il est important de mentionner que nous ne pouvons pas établir derelation directe de causes à effets, car certaines personnes ont une plusgrande capacité de résilience (capacité à faire face à des situationsproblématiques) que d’autres. En prenant moins part aux activités favorisant undéveloppement « positif », les jeunes sont amenés à aller chercher cetype de valorisation, reconnaissance et appartenance ailleurs et parfois cesalternatives ne sont pas vraiment favorables. Certains se lient davantage avecd’autres jeunes ayant des comportements plus délinquants et sont ainsi plus àrisque de commettre des actes délictueux et se retrouver par la suite avec uncasier judiciaire qui leur compliquera l’accès à un emploi de qualité,satisfaisant et épanouissant. Aussi, nous savons tous que les milieux défavoriséssont plus propices à la consommation abusive de drogues et d’alcool quirisquent de causer des problématiques de santé mentale qui les suivront pour lereste de leur vie. Donc, il est important de se questionner en tant que société : premièrement sur l’opinion que nous avons de ces jeunes ayant des parcours plusdifficiles et deuxièmement sur la place que nous avons en tant que société pourfavoriser leur insertion sociale qui sera positive pour eux, mais aussi pournous!

 

PatrickBouffard, pour le GRAP Montmagny-L’Islet

Intervenantjeunesse

Carrefourjeunesse-emploi de la MRC de Montmagny





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